t>

20090410

Easter celebrations, pt. 2














... toujours pas trouvé d'œufs bariolés ? Pour compenser, nouvelle tentative de trouver du réconfort dans la fête déchaînée. Samedi, à partir de minuit, astiquez le cuir vernis de vos chaussures de danse pour La Java. C'est Flash Cocotte # 7 qui vous attend.
Yeah ! (105, rue du faubourg du Temple, 75010, 6 €)

20090408

salon de béton


... je pense savoir que le centre d'art bétonsalon a surgi d'une initiative lancée au début des années 2000 par un Viennois avec francophilie prononcée (qui a, il me paraît, fait des études d'art à Paris sous Boltansky et autres). Tout à fait convenable pour un blog qui s'intéresse au lien Paris - Vienne donc. Même s'il n'en reste pas vraiment des traces. Enfin, presque : car l'espace reçoit toujours un soutien du forum culturel autrichien à Paris (dont, évidemment, le site ne fonctionne pas en ce moment). Ainsi que de la ville de Paris. Bon.

Voici donc une petite annonce de l'expo qui ouvrira ses portes jeudi soir (le 9 avri, entre 18 et 21 heures) : le titre " Science vs. Fiction " se veut programmatique, car l'expo ...

... propose une approche pragmatique de l’architecture,
par l’examen, l’expérimentation et la mise à l’épreuve de ses matériaux.
Pour ce faire, nous mettons la limite à l’épreuve :
la distinction objet d’art/objet de sciences s’annule
au profit de seuls
objets de recherche,
testant les qualités physique et psychique du corps de l’habitant,
les comportements des matériaux et de leur mise en oeuvre.


Une expo à visiter, pourquoi pas, lors de votre prochaine promenade artistique dans le 13e. Elle restera ouverte jusqu'au 6 juin.

20090407

Easter celebrations, pt. 1

... si j'étais à Paris en ce moment pour chasser les œufs perdus et cachés, pour voler derrière les cloches qui ont quitté la bella Roma, il se pourrait bien que je m'y rende.



Mais puisque je ne suis ni à Paris, ni à Rome en ce moment précis, tant pis pour moi et tant mieux pour vous : je me permets de vous recommander vivement la soirée pour "les filles qui aiment les filles bricoleuses aux décolletés plongeants et leurs amis barbus"... Ce n'est pas de ma plume, bien sûr, mais de celle qui fait vivre le site des fabuleux Popingays. On y trouve le line-up pour la prochaine soirée Faster Pussycat ! Dance ! Dance ! qui se réalisera dans le UFO Club, 49 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris, m° Parmentier. Jeudi 9 avril, les portes ouvrent à 21 heures (joke !).


20090406

café au lit : Barbara Breitenfellner


... à ne pas perdre ! En effet, c'est juste à côté de mon ancien appartement parisien, dans le 19ème arrondissement, tout près du pseudo-utopique (nous parlons vision utopique version années 60...) scénario de la place des Fêtes. Au dernier étage d'un immeuble s'est implanté le nouvel espace "café au lit", lequel ouvrira pour la première fois ses portes dans le cadre d'une série d'expositions intitulée "homestory", prévue d'être renouvelée deux fois par an. C'est à l'artiste berlinoise Barbara Breitenfellner d'inaugurer ce cycle d'expositions. Ne perdez pas le vernissage : mercredi 8 avril, 18 - 21 heures, 15 - 17 rue Henri Ribière

20090404

langue française, langue difficile !


... qu'il n'y ait pas de malentendus sur un point précis : je n'ai aucun problème avec la moins bonne orthographe de certains gens dans certains contextes, MAIS j'ai dû mal à comprendre pourquoi le propriétaire d'une (espèce de) pâtisserie, tout en ouvrant son petit commerce dans une ville comme Vienne - et elle est après tout connue pour sa longue tradition dans ce domaine-là - pense que ça fait mieux de se vendre (et de vendre ses produits) en français. Mais bon. Seulement... C'est donc l'archi-kitsch "salon d'thé" Süssi sis Operngasse lequel présente en vitrine l'un(e?) ou l'autre "Coup Gourmande" dans de petites coupes en verre. Les parfums ? "Chocolat parisienne", par exemple, ou aussi les fort délicieuses "noix Macademia" (un truc pour des intellos, évidemment). A déguster aussi : la "Quiche Loraine" ou la "Tarte aux framboise" ou encore "aux limette". Mmmmmmh. Et encore, cela n'est pas le problème. Le problème, c'est plutôt que c'est hors de prix, que cela n'a rien à voir ni avec Vienne, ni avec Paris, et que ce n'est tout simplement vraiment pas bon. A éviter absolument, quand bien même vous vous sentiriez attirés par le portrait de Süssi-Sissi...

20090403

collection, art et transcendance


image : Russell Gordon

... merci, Mr Baudrillard. J'ai toujours bien aimé lire Baudrillard en me rendant au bureau où j'étais en charge de la production de revues pour des clients-entreprises globales. Je trouvais marrante cette idée d'incompatibilité entre les deux univers. Enfin, en même temps, elle me rendait un peu fou.

Pourqouoi collectionne-t-on ? Eh ben voilà... Grâce au fait d'avoir finalement commencé à rédiger ma thèse, possible de redécouvrir des propos fort intéressants. Comme le paragraphe suivant :

"Nous opérons dès maintenant dans la vie quotidienne ce travail de deuil sur nous-mêmes grâce aux objets, et ceci nous permet de vivre, régressivement certes, mais de vivre. L'homme qui collectionne est mort, mais il se survit littéralement dans une collection qui, dès cette vie, le répète indéfiniment au-delà de la mort, en intégrant la mort elle-même dans la série et le cycle." [Jean Baudrillard, Le système des objets, Paris, Gallimard 2001 [1968] (tel, 33), p. 137]

Je ne suis pas sûr pourquoi j'ai voulu partager ceci avec vous, j'ai pensé à la vente aux enchères de la collection Saint Laurent - Bergé, de celle annoncé de Kenzo, de cette autre de la collection d'art de Gianni Versace... Dissipation d'un corpus d'œuvres collectionnées tout au long d'une vie... ?

20090402

affamé de culture : le discount et l'art


... oui, encore une fois, rien à voir avec Paris ni Vienne : mais cela concerne la capitale européenne de la culture, c'est donc une affaire qui nous intéresse tous. Linz 09, et j'étais là. Dans la ville de l'acier, comme on l'appelle souvent. Et je ne vais pas vous ennuyer avec un aperçu des douzaines d'expos que j'y ai vues (j'exagère, naturellement), mais : puisque j'y suis allé samedi dernier et que samedi dernier était en même temps le dernier samedi du mois, je n'aurais même pas dû m'acheter le ticket me permettant d'entrer dans tous les musées (naturellement la dame qui me l'a vendu ne m'a pas informé là-dessus, MERCI BIEN !) car Hofer continue à se positionner de façon tout à fait impressionnante dans le champ de production (et réception) culturelle. D'abord la haute couture avec La Hong (enfin bon…) et maintenant cela : affamé de culture ? Hofer vous invite gratuitement à entrer dans plusieurs musées de la capitale de l'Autriche Supérieure. Comme le Lentos et le Schlossmuseum, par exemple. Prochainement, ED et le Centre Pompidou, voire même la Fondation Cartier ?

20090331

enfin le match Vienne vs. Paris



... déjà et pour commencer, j'admets qu'il faut un tantinet de magnanimité pour permettre que le match (virtuel, bien entendu) entre Wendy & Jim et Bernhard Willhelm se résume sous le signe Paris vs. Vienne. Mais, au moins, les uns travaillent ici, l'autre (tout en étant allemand et ayant complété ses études à Anvers) travaille là. Presque parfait donc.

Mais voyons le début : aujourd'hui et hier ont eu lieu les entretiens publics avec les candidats invités pour remplir le vide laissé par Véronique Branquinho à l'Université des Arts Appliqués de Vienne à la fin du semestre. Une remarque avant de m'y mettre : je n'ai pas vu Patrick van Ommeslaeghe ni Eley Kishimoto (mais j'ai entendu parler des étudiants dans l'ascenseur qui avaient trouvé Patrick très sympa; n'est-ce pas vrai en même temps qu'il représente la continuation inconditionnelle d'une esthétique simonsbranquinhienne en vigueur à Vienne depuis désormais quelques années ? avec Eley Kishimoto, par contre, on pourrait se demander s'ils sont vraiment capables de passer assez de temps de qualité avec leurs disciples…).
mode féminine, vision W&J

Mais retournons au propos : lundi, onze heures trente, le couple archi-"fesch" de la fashion scene viennoise, les très hyped Wendy & Jim, soit Helga Schania et Hermann Fankhauser. Pas de doute possible sur le fait qu'ils sont très sûrs d'eux-mêmes. La mode, pour eux, "eine Versammlung von Extremen / une réunion des extrêmes" (Helga S). Le travail à deux, leur marque Wendy & Jim "als abstrakter Körper zwischen uns / un corps abstrait entre nous" (Helga S). Le travail à deux, côté communication, "wenn man zu zweit ist, ist es wichtig, dass man das Wort richtig versteht / lorsqu'on est à deux c'est important que la parole soit bien comprise" (Hermann F.). Saussure ? Heidegger ? N'importe quoi ? Le travail à deux, côté créativité, "wir sind halt beide die Kreativen / après tout on est tous les deux des créatifs" (Helga S). La mode, les vêtements "wir lassen das Modische an der Bekleidung weg / nous renonçons au côté fashion des habits" (Helga S.). Trop de citations ? Qu'on me pardonne. Je ne peux autrement. A savoir qu'il m'est resté un goût légèrement amer dans la bouche. Et leurs idées pour l'enseignement : tout très méticuleusement conçu. On mêlera Bâle et Anvers : eux, présents à Vienne, une fois par mois à la fac, préparant les étudiants pour un travail dirigé par des profs visitants vers la fin de l'année (mais seuls les meilleurs parmi les étudiants seront admis; les moins bons en tout cas continueront à travailler sous W&J - quelle modestie !) pour donner une dimension plus internationale à l'affaire. A moi, personnellement, cela me paraîtrait un peu cher. Mais qui est-ce qui serait assez terre à terre pour se mettre à crier à l'argent dans un si beau contexte. Symptômatique dans tout cela, mais qu'on ne me reproche pas d'être mesquin et méchant : une erreur de frappe dans la présentation de leur concept pour l'imminente ère de Wendy & Jim. Au lieu de "modisch", on lit, sur l'écran, "modich". Mr Freud, c'est vous ?
mode masculine, vision Bernhard W.

Mardi matin, dix heures trente : Bernhard Willhelm à l'appareil. Une salle pleine à craquer - on sent que le charismatique Allemand est perçu comme véritable attraction. Ceux qui sont venus ne partiront pas sans avoir rigolé : car où W&J se perdent dans un bavardage qui se veut théorique, Mr Willhelm convainc, surprend, amuse. Parmi les choses à retenir : l'absence de tout narcissisme; c'est quelqu'un qui fait son travail, qui le fait bien, et qui essaie de faire mieux chaque saison malgré toutes les difficultés qu'il peut rencontrer. Pas de dogme, pas de niaiseries philosophiques ni de platitudes. On ressent dans ses propos un je-ne-sais-quoi de bien authentique. On ne peut s'empêcher de penser que c'est quelqu'un qui essaierait vraiment de travailler avec les étudiants. Pour lui, "Mode als Problembewältigung / la mode servant à surmonter des problèmes". Amusant : deux fois il mentionne des artistes (Escher et Neo Rauch notamment) qui lui auraient inspiré des modes de présentation pour ses collections, et deux fois il confesse qu'en réalité, il ne les aime pas du tout. Seule déduction possible : Bernhard W. propose de ne pas rejeter illico ce qui déplaît, de le regarder de plus près, d'essayer d'y dégager quelque chose qui puisse être adopté, amélioré, adapté. Quoi de mieux pour concevoir un travail d'enseignant ? Le talent de Bernhard W. se résume dans la capacité de raconter des histoires avec ses créations sans se prendre trop au sérieux ni virer au ridicule. De créer sans être en proie à un culte du génie. Et les étudiants, comment en profiteraient-ils ? Mr Willhelm ne sait pas encore, il voudrait bien essayer de trouver un mode qui leur convienne, à lui, aux étudiants. Il voudrait terminer plusieurs projets de courte durée au long de l'année. Il suggère qu'un défilé à la fin de l'année n'est pas le seul mode de présentation possible. C'est clair, je pense, qu'il a commencé à réfléchir sur de possibles façons de s'y faire, à l'enseignement. Mais, comme il le dit lui-même à la fin de son petit speech, "nobody's perfect". Eh ben non, mais cela fait du bien de se l'entendre dire et de supposer que dans ces mots se cache un petit grain de vérité.

On ne me reprochera pas d'avoir pris parti, si ?

20090327

bis : Paris New York


... encore une fois le même axe de métropoles, cette fois-ci en termes de mode : il serait donc vrai que l'enfant prodige de la mode américo-française - et c'est Marc Jacobs, bien sûr - a décidé de transférer le QG créatif de sa ligne homonyme à Paris. Peut-être pour s'épargner un surplus d'allers-retours entre les Etats Unis et la France en même temps qu'il a annoncé à la presse les fiançailles avec son petit ami brésilien. São Paulo au lieu de NY City ?

20090325

Paris Tokyo Alma New York


... comme trop souvent, je suis parmi les derniers à se rendre compte de toute une dispute qui s'est déclenchée autour d'un nouveau projet de musée que l'on vend sous le nom de "Centre Pompidou Alma" (mais allez, je vis à l'étranger, c'est permis !). Je réalise donc avec assez d'effroi que ce que l'on est en train de faire du si cher (quoique des fois un peu diffus) Palais de Tokyo pourrait, comme on vient de le souligner dans la fameuse (parmi les germanophones, au moins) Kunstzeitung avoir pour résultat inévitable, sinon la disparition du site de création contemporaine, mais l'absorption de celui-ci par le Centre Pompidou.

Un cas comparable s'est vu à NY City, bien sûr, où le P.S. 1 Contemporary Art Center a fini par devenir un autre lieu d'exposition du MoMA. Et quand bien même cela ne se trouverait pas dans les titres de l'actualité culturelle, il reste à voir ce que cela va donner comme musée. On ne peut qu'espérer que cela va fonctionner en belle complémentarité avec le Palais de Tokyo tel qu'il se présente aujourd'hui.

20090316

nuage de paroles


... je dois être le dernier à avoir découvert Wordle, mais c'est quand même assez amusant comme service, uhm, langagier. D'accord, pour établir la fameuse "word cloud", Wordle semble puiser plutôt dans les derniers messages publiés. Comment s'expliquer sinon l'apparition assez éminente de "Bangkok" que, il me semberait bien, je n'ai tout de même mentionné qu'une seule fois. Grande révélation en termes de stylistique : ma conjonction préférée est sans aucoun doute "puisque". A en croire Wordle, c'est le mot le plus fréquemment employé dans mon blog. Ah ben ouais...

20090312

Michaela B. sulla più chic di tutte le riviste


... reste à voir si c'est toujours Vogue Italia à laquelle appartient la gloire d'être la plus chic, la plus conceptuelle et la mieux conçue de toutes les Vogue de ce globe. Quoi qu'il en soit - quel plaisir de retrouver sur les pages de la revue dirigée par Franca Sozzani les pullovers en tricot de laine de la jeune et promettante Michaela Bürger. Il piacere del gioco della moda.

20090311

los pajaritos volando


... surtout surtout pour ne pas vous taire les satisfactions esthétiques qui peuvent nous provenir de la composante graphique d'un livre. Puisque cela a capturé l'attention de ma collocataire, elle-même graphiste très experimentée, je ne peux pas me retenir de vous livrer l'image parfaite d'une couverture de série noire. La photo de l'écrivain : mochissime et genre gangster (il est mort à l'aéroport de Bangkok une vingtaine d'années après avoir publié le livre d'ailleurs, son âme est donc restée avec les pájaros de Bangkok...). La photo de la belle thaïlandaise : stéréotypique et un peu plate. C'est la réconciliation totale de la forme et du contenu.

20090310

mirror mirror on the wall...


... bon, ce n'est pas un news-flash de dernière minute mais puisque tout le monde semble s'être rendu à Paris (have fun everybody!), je contemple la belle ville impénétrable de loin et me souviens des très précieuses créations de mon ami Norbert Schien, le talent duquel est acutellement au service de l'agence de la presque mythique Andrée Putman. C'est cela, ce qu'on appelle faire du beau.

20090306

enfin (?) un défilé à Vienne !


... qui n'a jamais entendu parler de la fondation privée B & C, ni du sans aucun doute très prestigieux prix qui porte le nom du non moins prestigieux et connu Dr. Houska, eh ben, c'est hier soir qu'il a tout compris. Car devant un public, on va dire, assez particulier a eu lieu une soirée tout à fait spéciale, couronnée par un défilé de mode. Ce qui n'est déjà pas mal. Puisque, comme on sait, des défilés, à Vienne, il n'y en a pas des masses. Tandis que, donc, les victimes de mode s'étaient déjà rendues à Paris pour assister aux premiers défilés, les vrais connoisseurs sont restés à Vienne pour contempler ce que nous ont concocté Wendy & Jim (mais qui est-ce qui s'intéresse à Gareth Pugh et Rick Owens s'il peut avoir W&J). Après une petite pause créative, eux voilà de retour avec une collection de prêt-à-porter ET leur projet New H Denim. Quelle assiduité ! Reste à voir s'ils seront aussi chargés de remplir le vide que va laisser Véronique Branquinho à la fin de l'année universitaire. Des fringues, n'en parlons pas. Du phénomène qu'on engage des créateurs plutôt qu'un groupe de musiciens pour conférer un peu de glamour à une soirée du genre, qui sait, c'est peut être le lancement d'un futur modèle pour donner du travail aux figures de proue de la scène de mode viennoise.

(toutes les photos avec la permission de BBPR)