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20110305

COUPLE POWER proenza schouler

Proenza Schouler, that's Jack McCollough (left) and Lazaro Hermandez, both born in 1978; the two designers met at Parsons design school in NYC and already did their graduate collection together

... first of all, I really consider it a beautiful idea of the German/French TV station ARTE to put together a FASHION WEEK sprecial ("curated", we're told, by no other than Karl Lagerfeld himself), so this is definitely a good option to dive into the world of fashion on TV, a rather rare occasion I must say ... je vais tout de suite vous le dire : j'adore l'idée de la chaîne franco-allemande ARTE de présenter à ses spectateurs un petit cadeau très à la mode, à savoir une SEMAINE DE LA MODE télévisée, consistant de films, de documentaires etc., une sélection faite par Karl LAGERFELD d'ailleurs, une belle occasion d'explorer l'univers de la mode au-delà des magazines où elle trouve sa place la plupart du temps ... forse ve ne sarete resi conto anche in Italia, ma penso piuttosto di no: la stazione di televisione franco-tedesca ARTE ha dedicato l'ultima settimana nella sua programmazione alle SETTIMANE DI MODA, con l'aiuto di Karl Lagerfeld (un bel personaggio nel contesto delle relazioni tra la Francia e la Germania, non vi pare?), ci sono tanti film e documentazioni da vedere ...


... a particularly nice part of the ARTE FASHION WEEK is a series of documentaries directed by LOÏC PRIGENT, no stranger to the genre of fashion documentaries by the way, entitled THE DAY BEFORE THE SHOW, and besides Fendi, Donatella Versace, Jean-Paul Gaultier, Diane von Furstenberg or Sonia Rykiel, the wonderful, upcoming, talented and, by the look of it very very LIKABLE (I know, not the sexiest word...) fashion duo PROENZA SCHOULER (that's of course Jack McCollough and Lazaro Hernandez) allow Prigent to film them during the 24 hours preceding their fall 2009 show (which must have taken place in February 2009, then) ... la série de documentaires LE JOUR D'AVANT réalisé par Loïc Prigent, qui s'est spécialisé dans cette sorte de productions, est une partie particulièrement réussie de la semaine de la mode sur ARTE. L'équipe autour du directeur accompagne, pendant les 24 heures qui précèdent leur défilé, des créateurs de mode. On y retrouve Karl Lagerfeld chez Fendi, Donatella Versace (qui surprend, je n'aurais sûrement pas pensé qu'elle est aussi gentille que ça...), Sonia et Nathalie Rykiel ainsi que d'autres. Mon épisode préféré est dédié au duo Jack McCollough et Lazaro Hernandez, les deux designers derrière la jeune et très promettante griffe PROENZA SCHOULER à New York ... una parte della programmazione che mi piace particolarmente sono le documentazioni realizzate da Loïc Prigent intitolte IL GIORNO PRIMA DELLA SFILATA, una serie di produzioni nelle quali accompagiamo Donatella Versace, la squadra Fendi, Jean-Paul Gaultier e altri durante le 24 ore precedendo la sfilata. Tra gli accompagnati: Jack McCollough e Lazaro Hernandez della griffe PROENZA SCHOULER a New York ...


another thing reminiscent of the Valentiono-Giammetti couple: the pet-dog Jojo (one could also feel tempted to think of Thomas Kirchgrabner, Vienna-based designer of the fur brand Liska, but that would really be a rather unpleasant thought, so let's just not do it, okay?)

... apart from everything else, and I really recommend you watch this documentary online as long as it's still there, it's amazing how Jack and Lazaro, who are a couple and met at university already, work together and encourage each other ... je trouve très impressionnant et même, touchant, la façon de travailler ensemble de ces deux jeunes hommes, qui se sont croisés à l'université et travaillent ensemble depuis leur collection de fin d'études ... trovo molto impressionante e, come dire, anche emozionante di vedere come quei due bei giovani lavorano insieme, da quando si sono messi insieme per realizzare la loro collezione di laurea non si sono mai più staccati l'uno dell'altro ...



and prominent admirers they've got for sure, Anna W. of course but also Ikram Goldman, the Chicago-based boutique owner who's also in charge of filling Mrs. O's closet, more or less

... and another thing that came to my mind: the two of them remind me of some of the power couples in fashion, Valentino Garavani and Giancarlo Giammetti, Yves Saint Laurent and Pierre Bergé, or even Karl Lagerfeld and Jacques de Bascher in a way, even though what's so special about them is that they are two creative minds, not one designer and one commercially oriented genius ... une autre chose à laquelle j'ai pensé dans ce contexte-là : Jack et Lazaro m'ont rappelé les POWER COUPLES du monde de la mode, tels que Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, Valentino Garavani e Giancarlo Giammetti, peut-être même Karl Lagerfeld et Jacques de Bascher, quand bien même ce qu'il y aurait de spécial dans leur union, c'est le fait qu'il y a là deux génies créatifs qui se sont réunis, non pas un créateur et un homme d'affaires ... un'altra cosa alla quale Jack e Lazaro mi hanno fatto pensare, infatti, sono le coppie illustrissime della moda, pensate pure a Yves Saint Laurent e Pierre Bergé o Valentino Garavani e Giancarlo Giammetti, forse persino Karl Lagerfeld e Jacques de Bascher, sebbene ci sia qualcosa di molto speciale nel caso di PROENZA SCHOULER ed è che, appunto, qui siamo confrontati ad una unione di due spiriti creativi, non è uno che fa il designer mentre l'altro si occupa della gestione del marchio, eh no, ed è quello che mi piace (insieme a tante altre cose) - NON PERDERE il film sul sito di ARTE dove rimane disponibile fino a mercoledì prossimo, mi raccomando ...


20110227

THAT'S so YVES-IL



... récemment, à Paris, chez Gibert Jaune, j'ai trouvé un exemplaire du livre LETTRES A YVES (Gallimard), rédigé par le débutant littéraire plus très jeune mais, qui sait, potentiellement prometteur qu'est PIERRE BERGE. Il s'agit bien sûr d'un recueil de lettres écrites par Bergé à l'homme avec qui il a partagé sa vie pendant cinq décennies, et ce, après la mort de celui-là. Un beau geste, pourrait-on se dire. Certes, la lecture pourrait prendre son envol sur une légère note de méfiance, étant qu'on pourrait se demander, mais de telles lettres, si on ressent le besoin de les écrire, et ce serait tout à fait légitime, même touchant, pourquoi prendre la décision de les publier ensuite. Car il ne s'agit nullement d'une œuvre épistolaire spontanée, où les participants ont décédé, ont cessé de s'écrire pour une raison ou une autre, tout simplement. Non, le but de Monsieur Bergé semble consister à présenter au public (enfin bon : disons plutôt à la partie du public qui lira ce livre, on supposera pour faciliter l'affaire que c'est une partie négligeable des gens qui peuplent la planète, et tant mieux...) une espèce de monstre avec qui il a dû partager sa vie ? Il n'arrête de répéter à ces lecteurs, voire même, à l'homme qui est son interlocuteur principal et le protagoniste, combien celui-là a changé au fil des ans, comment il n'a arrêté de se détruire à force de prendre des drogues, de boire trop d'alcool, de s'abandannoer à des excès de bouffe, à la boulimie - tout cela, s'entend, pour importuner Monsieur Bergé et tous les gens qui l'entouraient. Ce livre-hommage, ne serait-il pas plutôt un geste de vengeance ? Il faut se poser la question ...


... et encore, puisqu'il s'y met, Monsieur Bergé n'oublie pas d'insister à plusieurs reprises sur le fait que, tout compte fait, son cher Yves aurait été choisi comme vrai successeur par Gabrielle Chanel, seul prétendant à son trône, à la position d'icône de la mode (française). Pas très subtil par l'auteur, mais bon, il atteint son but : nous avons compris que "K." occupe son poste actuel (et depuis bien trente ans désormais) à tort. Une possible explication, et veuillez avoir la gentillesse de me pardonner si je me perds dans les affres du commérage, se trouve dans la personne de "J. de B.", à qui s'était attaché de la plus passionnée des manières Yves à un moment donné, ce qui, ce n'est pas un secret, a gâché l'amitié qu'il y aurait eue entre Yves et K., tous les deux arrivés à Paris plus ou moins au même moment dans les années cinquante. Mais je suis en train de m'égarer : la seule chose qu'il me reste de dire, la voilà - à mon avis, si l'intention de Monsieur Bergé était de rendre une image aimable d'une personne aimée, il a échoué dans tous les sens possibles. Et puisqu'il est à supposer que Monsieur Bergé n'est pas une personne à échouer dans quel sens que ce soit, son intention a peut-être été une autre. Et cela, je ne le trouverais pas très beau, et à la fin du jour, même aussi gratuit que méchant et, pourquoi pas, niais ...